Commission des affaires sociales du 27 mars 2019 : Droit de résiliation sans frais de contrats de complémentaire santé ; Inclusion dans l’emploi ordinaire des travailleurs en situation de handicap.

Ma question à Madame Caroline Janvier, Rapporteure de la mission Flash relative aux dispositifs d’inclusion dans l’emploi ordinaire des travailleurs en situation de handicap.

Madame la Rapporteure,

Dans une société qu’il nous faut penser et non pas normer, le défi de l’inclusion des travailleurs en situation de handicap est majeur, et je partage vos recommandations quant à se donner les moyens pour relever ce défi.

Si la loi garantit un traitement égal à tous les travailleurs, on est encore loin de la coupe aux lèvres et malgré les mesures positives en faveur de l’insertion pour les personnes handicapées, les chiffres sont encore décevants, je n’y reviens pas.

Certains ont critiqué notre système d’accompagnement qui se rapprocherait plus de l’assistanat que de l’accompagnement et il nous faut les écouter dans leurs argumentations et leurs propositions : l’une, si je puis dire, sort du lot et a l’avantage d’être appliquée aux États-Unis déjà dans les années 70, puis en Australie, en Suède : c’est la formation qualifiante des job-coach, des conseillers en emploi accompagné dont nous- même, nous avons défini les missions dans le décret du 27/12/2016 mais pas réellement le concept.

Leur rôle de facilitateur est essentiel pour l’insertion, dans la prospection, dans l’aide au transport pour se rendre sur le lieu de travail, dans la formation dans l’entreprise, au savoir-vivre, dans le soutien à l’employeur et la personne handicapée, le suivi, et ce en faveur de la flexisécurité. C’est un métier à part entière, pour lequel la connaissance du handicap est nécessaire mais pas suffisante, cela requiert une formation qualifiante, d’en définir le concept et de déployer des moyens adaptés et non discriminants, aux besoins du terrain.

D’ailleurs, la discrimination débute par le pilotage : il faudra m’expliquer pourquoi les ARS, qui d’ailleurs ne demandent pas de qualifications spécifiques, que je sache, pilotent le dispositif entretenant dans l’esprit la confusion, c’est à dire handicap égal maladie.

Ma question est simple, Madame la Rapporteure, quels moyens, quelles mesures suggérez- vous pour développer qualitativement et quantitativement ce nouveau métier ?